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Fermier de l'Ain et poulet bio : la filière qualité

Le premier a déjà séduit les restaurants réputés. Le second est de plus en plus tendance

Étiquette : label rouge et fermière verte, avec la motion « élevé en plein air ». À Montcet, Michel Blanc a lancé le label Fermier de l'Ain ; en 85 et préside toujours le syndicat des volailles fermières de l'Ain. Caractéristiques ? Une souche rustique à croissance lente, en général des cous-nus connus pour leur finesse de peau, des bâtiments de 400 m 2 maximum, avec lumière naturelle, 11 sujets/m 2. « On démarre les poulets en claustration pendant 42 jours maxi. Après ils vont en champ (2 m 2 chacun) pour être abattus à 81 jours minimum ». L'alimentation ? « 100 % végétale. Des céréales à 75 %, du tourteau et des compléments minéraux ».

Produit à l'échelon semi-industriel, le « Fermier de l'Ain » est vendu en boucherie et servi dans les restaurants réputés. On le trouve aussi en grandes surfaces aux alentours de 8 euros le kilo. Mais pas en direct, ce qui renchérit son prix.

Et c'est bon ? Très. Moins gras, plus ferme que le Bresse, il est différent mais goûteux, avec ce je-ne-sais-quoi du terroir d'ici qui le démarque des autres labels rouges.

Encore marginal mais de plus en plus tendance, le poulet bio se rapproche du label pour ce qui est de l'élevage. « La souche, un cou-nu rouge, vient de Viriat. 10 sujets au m 2 dans des bâtiments de 200 m 2, démarrage en local spécial jusqu'à 28 jours. Ils ont ensuite 4 m 2 de parcours herbeux et ombragé par poulet. On les abat à 81 jours minimum. Mais moi, je vais souvent jusqu'à 120 jours » explique Bastien Oustry, agriculteur bio à Chavannes-sur-Suran.

Lui, produit 85 % de l'alimentation de son élevage (maïs, soja, féverole, tournesol…), et achète du tourteau de soja et des minéraux en complément. 100 % bio, toute la différence.

L'autre distingo tient aux circuits de distribution, courts de préférence. Bastien Oustry ne vend qu'en direct sur les marchés, en Amap (association pour le maintien d'une agriculture paysanne) et dans les magasins de producteurs. À 9,20 euros le kilo, c'est très compétitif.

Dans l'assiette, bien malin qui peut discerner un bio d'un fermier de l'Ain. Mais l'argument sanitaire (ni engrais, ni pesticides, ni OGM…) peut peser lourd.

Source: leprogres.fr

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