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Les cosmétiques bio auront bientôt leur label européen

Les producteurs de cosmétique bio qui remplissent tous les critères d’attribution pourront bientôt être estampillés Cosmos Standard

On ne l’attendait plus, mais le Cosmos Standard va bel et bien devenir une réalité. Fruit d’une négociation débutée en 2002, ce label européen s’appliquera prochainement aux produits de beauté élaborés dans le respect de l’environnement et a vocation à permettre aux éco-consommateurs et éco-consommatrices d’y voir plus clair. Développé conjointement par les organismes de certification Cosmébio, Ecocert (France), BDIH (Allemagne), ICEA (Italie) et la Soil Association (Grande-Bretagne), il « couvre » à la fois l’origine des ingrédients – qui sont répartis en cinq catégories (eau, ingrédients d’origine minérale, agro-ingrédients transformés physiquement, agro-ingrédients transformés chimiquement et « autres »), chacune étant soumise à des critères spécifiques – et leur transformation et garantit une traçabilité verte. Partant d’une application stricte du principe de précaution, il exclut ainsi l’utilisation de nanomatériaux, d’OGM et interdit le recours à des procédés d’irradiation.  

Les logos nationaux ne seront cependant pas supplantés mais complétés par une mention « Cosmos Natural » ou « Cosmos Organic » selon le degré de certification. La nuance a son importance puisque les produits certifiés « Cosmos Natural » n’auront aucune exigence à remplir en termes de pourcentages minimums d’ingrédients bio. Les cosmétiques «Organic», eux, devront être constitués d’au moins 95 % d’agro-ingrédients physiquement transformés et 20 % du produit fini devra produire de l’agriculture biologique (NDLR : la barre restera néanmoins à 10 % pour certains produits comme les shampooings et les gels-douche).

Les fabricants adhérant à une association nationale dont les produits sont conformes aux exigences défendues par le Cosmos Standard pourront demander son apposition auprès des instances nationales. Ultime étape : la création d’une nouvelle procédure d’homologation par les organismes certificateurs. Celle-ci devrait être officialisée dans les prochaines semaines. L’apparition d’un label bio unique et mondial, elle, n’est pas encore à l’ordre du jour.

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