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"L’autogestion sera joyeuse ou ne sera pas"
Ne ratez pas la 2ème Foire à l’autogestion qui aura lieu à Montreuil (à la Parole errante - 9 rue François-Debergue), les 8-9 juin prochains.
Forums, débats, ateliers pratiques, stands, guinguette, cinéma, théâtre, espace enfants ... découvrez le programme !
L’entrée est libre. Vous donnez ce que vous voulez à l’entrée pour financer l’édition de l’année suivante.
Programme - Samedi 8 juin

Programme - Dimanche 9 juin

Plus d'info : Cliquez ici
Accès : carte et plan des lieux
Retour sur la 1ère édition : Une réussite !
La première Foire à l’autogestion, tenue à Paris et à Montreuil du 22 au 24 juin 2012, a été un succès.
L’événement, soutenu par 65 structures (syndicats, coopératives, associations et organisations politiques) a attiré 1 300 personnes au total, malgré la météo exécrable du dimanche.
Les nombreux forums, débats, ateliers pratiques (le programme complet est encore consultable) ont presque tous été remplis, et les invités internationaux – grecs et argentins – ont pu faire part de leur expérience. L'ensemble a été filmé par Télé Sud-Est et Holistic Productions, et un DVD est en préparation.
Grâce à la cuisine autogérée – et à prix libre – chacune et chacun a pu se régaler avec des menus équilibrés et bon marché. La Cyclofficine avait mis son atelier d’autoréparation de cycles à la disposition de ceux et celles qui le désiraient. Les Mutins de Pangée et Pico y Pala avaient assuré un cycle cinéma de qualité. Le samedi soir, les DJ avaient prévu une excellente programmation musicale, même si le public a préféré profiter de la soirée dans le jardin plutôt que d’envahir la piste de danse. Pour le reste, les visiteuses et les visiteurs ont pu déambuler entre une trentaine de stands bien garnis, tandis que leur progéniture s’amusait à l’espace Enfants.
Source : http://www.foire-autogestion.org/
Les statistiques de l’OMS montrent une diminution de l’écart entre les pays ayant la meilleure et la pire situation sanitaire
Le monde a fait des progrès spectaculaires pour améliorer la santé dans les pays les plus pauvres et les écarts ont diminué ces deux dernières décennies entre les pays ayant la meilleure et la pire situation sanitaire, selon les Statistiques sanitaires mondiales 2013.
Le rapport annuel des statistiques de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) met en évidence que les efforts pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) ont réduit les écarts de santé entre les pays les plus et les moins avantagés.
À l’approche de la date butoir de 2015 fixée pour les OMD, les Statistiques sanitaires mondiales de cette année témoignent des progrès considérables accomplis dans la réduction de la mortalité des enfants, de la mortalité maternelle, dans l’amélioration de la nutrition et dans la diminution de la mortalité et de la morbidité imputables à l’infection à VIH, à la tuberculose et au paludisme.
«Les efforts intenses déployés pour atteindre les OMD ont manifestement amélioré la santé des populations partout dans le monde», déclare le Dr Margaret Chan, Directeur général de l’OMS. «Mais, à moins de 1000 jours de la date butoir des OMD, le moment est venu de se demander si ces efforts ont apporté un réel changement pour réduire les inégalités inacceptables entre pays riches et pauvres.»
Cette année, les Statistiques sanitaires mondiales comparent le
s progrès accomplis par les pays ayant la meilleure situation sanitaire et par ceux dans une situation moins favorable entre l’année de référence des OMD, 1990, et deux décennies plus tard.
Elles montrent qu’en chiffres absolus, les pays classés dans la catégorie des 25% ayant la situation la plus mauvaise ont fait des progrès impressionnants dans le domaine de la santé.
Par exemple, l’écart absolu pour la mortalité des enfants entre les pays en tête et en queue de classement a été ramené de 171 à 107 décès pour 1000 naissances vivantes entre 1990 et 2011. Certains pays qui figuraient parmi ceux ayant les plus forts taux de mortalité des enfants en 1990, comme le Bangladesh, le Bhoutan, Madagascar, le Népal, la République démocratique populaire lao, le Rwanda, le Sénégal et Timor-Leste, ont amélioré la survie des enfants à un tel point qu’ils sont sortis de ce groupe.

Une amélioration de la santé des pays pauvres trop lente
Toutefois, bien que 27 pays aient déjà atteints la cible fixée par les OMD, le rythme actuel des progrès ne sera pas suffisant pour parvenir d’ici 2015 à la cible mondiale d’une réduction de deux tiers du taux de mortalité des enfants par rapport à 1990.
En 1990, les pays ayant les plus forts taux de mortalité chez les femmes enceintes et parturientes recensaient en moyenne un surcroît de 915 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes par rapport aux pays ayant les taux les plus faibles. En 2010, cet écart s’était réduit à 512 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes. Malheureusement, le rythme de la baisse à l’échelle mondiale (3%) devra doubler pour parvenir à la cible des OMD de réduire de trois quarts le taux de mortalité maternelle.
L’écart entre les pays ayant les taux les plus forts et les plus faibles de nouvelles infections à VIH a été ramené de 360 à 261 cas pour 100 000 habitants entre 1990 et 2011. Alors que le nombre des nouvelles infections à VIH a été multiplié par six dans les pays ayant les taux les plus faibles, le groupe des pays ayant les taux les plus élevés a réduit de 27% le nombre des nouvelles infections.
Dans le monde, le nombre des décès dus à la tuberculose a diminué de plus de 40% depuis 1990 et la tendance indique que cette baisse atteindra 50% d’ici 2015. L’écart s’est réduit entre les groupes de pays en tête et en queue de classement, passant de 62 à 41 décès par tuberculose pour 100 000 habitants entre 1990 et 2011. Les progrès ont été cependant inégaux, avec une réduction de seulement 34% dans les pays ayant les plus forts taux de mortalité par tuberculose, contre 70% dans les pays ayant les taux les plus faibles.
« Nos statistiques montrent que, globalement, les écarts se réduisent entre les pays les plus et les moins avantagés dans le monde, indique le Dr Ties Boerma, Directeur à l’OMS du département Statistiques sanitaires et systèmes d’information. Pourtant, la situation est loin d’être satisfaisante, les progrès étant inégaux et de larges écarts subsistant à l’intérieur des pays et entre eux. »
Principales tendances rapportées cette année
Les naissances prématurées
Chaque année, environ 15 millions d’enfants naissent prématurément (avant 37 semaines de grossesse) et un million d’entre eux meurent. Les naissances prématurées sont le premier facteur de décès des nouveau-nés dans le monde et la deuxième cause de mortalité (après la pneumonie) pour l’ensemble des enfants âgés de moins de 5 ans.
Le diabète
Près de 10% des adultes dans le monde ont du diabète, mis en évidence par une hyperglycémie à jeun (≥126 mg/dl). Les diabétiques courent un risque accru d’accident vasculaire cérébral et ont une probabilité 10 fois plus forte que les non diabétiques de devoir subir une amputation d’un membre inférieur.
L’accès aux médicaments
De nombreux pays à revenus faible ou intermédiaire sont confrontés à une pénurie de médicaments dans le secteur public, ce qui force les populations à se tourner vers le secteur privé où les prix peuvent être jusqu’à 16 fois plus élevés. Dans ces pays, en moyenne seulement 57% (et parfois pas plus de 3%) des médicaments génériques sélectionnés sont disponibles dans le secteur public.
Source : Organisation mondiale de la Santé
Les problèmes environnementaux les plus importants de la Russie et du monde sont au menu du Congrès écologique international, entamant ses travaux à Saint-Pétersbourg.
Les participants se proposent de débattre des questions, relatives à « l’énergie verte », aux assurances écolo, aux problèmes de recyclage des déchets ménagers et industriels. Le forum a été organisé par le Conseil de Fédération de Russie et l’Assemblée internationale de la Communauté des Etats Indépendants (CEI) et a pour partenaire officiel - l’ONU pour le développement industriel.
Au 21e siècle les problèmes touchant l’écologie ont pris une échelle globale. Ainsi, la détérioration de la qualité de l’air respiré dans les agglomérations urbaines concerne au même titre tous les Etats. La Russie ne fait pas exception. Mais ces temps-ci la situation dans les villes russes a commencé à changer vers le mieux, remarque Konstantin Tsybko, chef-adjoint du comité du Conseil de Fédération pour l’exploitation des ressources naturelles.
« Suivant les données statistiques européennes, la hausse d’un degré de la norme du carburant augmente en moyenne d’un an l’espérance de vie des citadins. Cette année nous avons fait passer les transports à la norme Euro 3. Jusqu’au 1er janvier de cette année le standard en Russie était Euro 2. Alors qu’en Russie il y a des raffineries produisant du carburant de standard Euro-5 ».
Le développement de « l’énergie verte » et l’efficacité énergétique sont parmi les thèmes majeurs au forum Les plus grosses sociétés et corporations russes appliquent aujourd’hui heureusement des technologies énergétiques efficaces et sans déchets, remarque l’expert du comité écologique de l’Union russe des industriels et des entrepreneurs Mikhaïl Ioulkine :
« Le prix du carburant augmente avec le coût de la production de l’énergie. Toutes les sociétés sont contraintes de s’occuper des questions d’efficacité et d’économie de l’énergie tout simplement pour rester compétitifs sur le marché. Par exemple, la compagnie «Sourgoutneftegaz » (Pétrole et gaz de Sourgout) a tout un programme en matière d’économie et de gestion concernant l’énergie ».
Et pour résoudre le problème des déchets industriels, les experts proposent de fixer dans la législation l’obligation pour les entreprises de les recycler. A la fois les technologies à cet effet doivent être les meilleures au monde. Le programme d’élimination du préjudice accumulé en périodes précédentes est appliqué dans le Grand Nord, où de très vastes superficies ont été polluées lors de l’extraction du pétrole, les travaux de prospection. Et ce programme va s’étendre.
Des sujets d’accès du public à l’information ayant trait à l’écologie seront également discutés. Les experts considèrent qu’en 2013, proclamée en Russie Année de protection de l’environnement, notre pays se joindra à la convention d'Aarhus sur l'accès à l'information, la participation du public au processus décisionnel et l'accès à la justice en matière d'environnement. Cela signifie que la population locale, en interaction avec les autorités officielles et le business, pourrait influer plus activement sur la transition des entreprises à de nouvelles technologies et par là même améliorer l’environnement.
Source : http://french.ruvr.ru
Depuis la victoire des Etats-Unis sur l’URSS au terme de la guerre froide en 1989 nous avons pu assister à la prépondérance de l’idéologie capitaliste au détriment des autres systèmes politiques marquants de l’époque tel que le communisme. Ayant convaincu ses citoyens de la bêtise et de la débilité des courants de penser divergent, la superpuissance restante se fit un devoir d’éclairer les contrées de par le monde en leur désignant la voie à suivre pour son grand bénéfice. Ainsi, en Occident, le capitalisme, caractérisé par un mode de vie surconsommateur devenu la norme pour qui veut se plier aux désirs de l’État, est le nouveau culte par excellence. On doit posséder une maison bien entretenue, une voiture avec air climatisée et démarreur à distance, une bonne assurance dentaire tout en s’empiffrant de viande rouge chez soi ou dans les restaurations rapides. Avec la surconsommation vient évidemment la surproduction. Les Américains sont les plus grands consommateurs de viande avec 123 kilos annuellement et la production mondiale est de 283,9 millions de tonnes par ans. Plusieurs conséquences découlent de cet élevage industriel inconséquent. Dans les lignes qui suivent nous verrons donc pourquoi il serait important de réduire notre consommation de viande, que ce soit pour notre santé ou pour celle de la planète. Par la suite, nous étudierons quel éclairage deux philosophies pourraient apporter à ce problème. Aussi, des arguments en faveur de cette boucherie nuisible seront présentés pour finalement être réfutés.
En premier lieu, il faut savoir que, contrairement à ce que croit une partie de la population, la consommation de viande n’est pas entièrement bonne pour notre santé.
Lorsque l’on en abuse, les risques de contracter des maladies cardiovasculaires, des cancers, des attaques cérébrales ou d’être atteint du diabète type 2 augmentent. Soit dit en passant « les maladies cardiovasculaires, première cause de décès en Europe et aux Etats-Unis avec 17 millions de morts [annuellement], et les cancers, se sont multipliés » parallèlement à l’augmentation de la consommation de la chair animale. Si l’on se penche sur le cas des cancers, on observe que plusieurs sont causés par cet abus de viande industrielle tel que le cancer de l’intestin, de la prostate, des ovaires, des poumons, du côlon, du pancréas et du sein. Aussi, d’autres maladies comme l’hypertension, l’ostéoporose, l’hypercholestérolémie et l’obésité, le nouveau mal du siècle, y trouvent leur source.
De fait, la nourriture issue de la production de masse est de piètre qualité ; il n’en ressort que des aliments conceptuels. On peut prendre comme exemple les conditions dans lesquelles sont élevés les poulets : Tout d’abord, les poussins sont entassés dans des litières, laissées sales pendant la durée de leur croissance, où ils sont gavés de nourriture gorgée d’antibiotiques. Ces produits sont généralement utilisés pour prévenir et guérir les maladies, mais aussi (jusqu’en 2006) pour stimuler la croissance des bêtes. L’usage massif de ces substances contamine la viande. Les bactéries développent une résistance à ces antibiotiques qui deviennent inefficaces sur elles-mêmes et, par la même occasion, chez l’homme. Les hormones sont également employées à ces fins. L’utilisation de tels produits favorise la naissance de micro-organismes. On peut penser à la Salmonella, le Campylobacter, le Staphylococcus Aureus et l’E Coli. L’apparition de cette dernière relève d’une décision plutôt négligente. On sait que les vaches, un ruminant, ont évolué pour manger de l’herbe. Toutefois, pour des raisons économiques, c’est avec du maïs que l’on alimente ces bovins. C’est simplement pour les engraisser plus vite car, de fait, elles sont incapables de digérer cette céréale. Cette diète de maïs a provoqué l’apparition de l’E Coli résistant aux acides, un colibacille très nocif. Par la suite la propagation de cette bactérie s’est faite par les eaux de ruissellement des fermes industrielles. Plusieurs personnes ont été très malades et certaines sont mêmes mortes parce que des industries souhaitaient être productives au détriment de la qualité de leur viande. Il suffisait de nourrir les vaches avec de l’herbe pendant cinq jours pour éliminer 80% de la bactérie dans leur organisme. Évidemment les entreprises ne pourraient se le permettre puisque cela réduirait immanquablement leur productivité. On fait donc croître du bétail dans des délais inhumains. Bien souvent, leur organisme ne peut le supporter. Affaiblis, les animaux deviennent plus sensibles aux germes et leur habitat devient un véritable foyer épidémique.
On sert donc de la nourriture avariée pour un bilan de « 90% d’intoxications alimentaires [du aux] conditions de production de la viande » par an. Heureusement le prix auquel on vend ces produits nous aide à oublier rapidement ces statistiques. Cette course à l’efficacité sera assurément fatale pour une poignée d’entres nous. Pareillement, elle ne manquera pas d’endommager gravement cette Terre qui nous héberge.
En second lieu, la surproduction de viande industrielle, conséquence de sa surconsommation, provoque des dégâts considérables sur l’environnement et ce à plusieurs niveaux. Tout d’abord, les animaux provenant d’élevage intensif absorbent une quantité impressionnante de céréales. « Pour produire 1 kg de bœuf, il faut 10 kg de nourriture ». C’est vraiment du gâchis. Au lieu de cela nous pourrions utiliser directement ces céréales pour nous alimenter. Cependant, l’élevage a la mainmise sur les ressources naturelles et alimentaire. La moitié des récoltes mondiales sont destinées aux bétails.
Ainsi, l’élevage intensif favorise l’expansion d’une autre industrie : l’agriculture. Un tiers de l’ensemble des terres émergées sont utilisées pour faire paître les animaux ou pour cultiver leurs nourritures. Selon Alain Karsenty, économiste au Centre de coopération internationale pour le développement, l’élevage extensif et la culture du soya sont la première cause de désertification. De même, il affirme qu’ils ont déjà détruit 80% de la forêt amazonienne. Les dégâts sont accablants, mais aucune prise de conscience ne semble se faire et étonnamment la demande en céréale ne cesse de grandir. Les cultivateurs n’ont donc d’autre choix que d’augmenter leur rendement. Cela signifie un accroissement de l’utilisation d’eau, d’engrais et de pesticides. De fait, l’élevage avec tous les besoins qu’il entraine représente 70% de la consommation d’eau en France. Pour donner une échelle de grandeur, l’agriculture française, quant à elle, emploie la moitié de la consommation annuelle d’eau. En plus de la gaspiller, l’élevage industriel pollue abondamment les fleuves et les océans de ses déjections animales, de ses résidus d’engrais et de pesticides.
En effet, la contamination des eaux souterraines et de surface devient préoccupante. Chaque année, c’est 13 milliards de tonnes d’antibiotiques, d’hormones et de produits chimiques qui sont relâchés dans la nature par les industries. Cette mauvaise gestion des déchets résiduels cause de graves conséquences environnementales. Par exemple, on observe, principalement en Grande-Bretagne, un nouveau phénomène appelé marée verte. Cet évènement est caractérisé par l’apparition d’algues vertes qui se répandent au bord de la mer. Ces algues émettent de l’hydrogène sulfuré, un gaz toxique lorsqu’il est inhalé et mortel lors d’un exposition prolongée. La mort de nombreux animaux marins en est la preuve.
Ce n’est pas là le seul gaz nocif engendré par la production industrielle. En effet, la majeure partie des gaz à effet de serre sont émis lors de divers processus de l’élevage. Le fumier et l’énergie consommée pour créer les engrais en rejettent abondamment, tout comme les bovins, avec leur digestion particulière, qui rejette du méthane. La claustration des vaches dans des usines empêche la réabsorption de ce gaz qui ce fait naturellement par les pâturages. Au total, « 22 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre proviennent de l'agriculture, une proportion similaire à celle du secteur industriel, mais supérieure à celle liée aux transports ». Ainsi, on peut remarquer que l’élevage, tel qu’il est pratiqué, provoque des contrecoups terribles au niveau planétaire. Une réforme des méthodes d’élevage serait plus que souhaitable pour limiter les dégâts, déjà inquiétants, causés.
Dans un autre ordre d’idée, deux philosophes pourraient être d’une aide précieuse en regard de cet enjeu par leur enseignement et en nous faisant profiter de leur grande expérience. D’abord on peut penser à Hans Jonas, philosophe allemand, né en 1903 et mort en 1993. Il est principalement connu pour son œuvre Le Principe responsabilité dans laquelle il explique un principe de responsabilité qui interdirait à l’homme de poser des gestes qui mettraient en péril les générations futures et, par la même occasion, qui détérioreraient la Terre. Selon lui, nous devons toujours s’assurer que nos gestes n’auront pas de répercussions néfastes sur l’habitabilité de la planète. M. Jonas serait, sans aucun doute, pour une diminution de la consommation et de la production de viande puisque, comme nous l’avons démontré plus haut, ces activités sont nuisibles pour la planète. Par après, le point de vue de Mme Gro Harlem Brundtland, née le 20 avril 1939 à Bærum, pourrait être très utile. Cette femme politique norvégienne membre du Parti du travail a acquis une grande notoriété en défendant le principe de développement durable consistant à subvenir à nos besoins sans compromettre l’habilité des futures générations à en faire autant. Ce projet à été mis en place dans le but de faire face aux conséquences résultant de notre développement actuel. Respectueuse des équilibres naturels, Mme Brundtland souhaite atteindre les mêmes objectifs que nous, soit la préservation de l’environnement. Elle approuverait cette alternative de diminuer les portions de viande présentes dans nos assiettes, qui trouve étonnamment encore des adversaires.
Enfin, quelques individus sont en désaccord avec le fait de consommer moins de chair animale industrielle. Il clame naïvement que la viande est indispensable pour notre organisme. Ceci est une grave erreur.
Il est vrai que la viande est une source riche en protéines, en fer et en autres nutriments qui eux sont essentiels pour le bon fonctionnement de notre système, mais la viande à elle seule est loin d’être bénéfique pour notre santé comme nous l’avons expliqué plus haut. On peut facilement combler cette demande en fer en mangeant d’autre aliment contenant du fer. On peut penser aux fruits séchés, aux légumes frais, aux graines de sésame, etc. Même chose pour les protéines. En plus, on produit dix fois plus de protéines avec un hectare de légumineuse que si ce même hectare fournissait des céréales destinées aux bétail.
Il arrive encore que des citoyens justifient leur choix de viande en raison du coût associé. Il vrai que l’élevage biologique entraîne des dépenses supplémentaires qui se reflètent lors de sa vente. Seulement, faut-il avoir de la nourriture de bonne qualité plus dispendieuse ou des aliments peu goûteux et peu chers comparables à du poison ? Mieux vaut s’abstenir que de manger de la viande industrielle. Une recherche britannique de 1986 a démontré que « sur une vie entière, les végétariens coûtaient aux services de santé environ cinq fois moins, en termes de coûts de traitements, que les consommateurs de viande ». Si l’on effectuait cette étude à notre époque les résultats seraient sans doute encore plus révélateurs. La somme d’argent que nous croyons économiser est en fait remise à plus tard. Elle s’accumule en attendant que notre santé soit dans tel état que des soins deviennent nécessaires. Ainsi notre avarice nous rattrape sournoisement. Au bout du compte quelques dollars ne sont rien pour ce qu’ils nous permettent d’éviter.
Le dernier argument qu’il m’a été donné d’entendre est d’une bêtise assommante. On croit que l’on ne pourrait pas nourrir toute la planète avec les techniques d’élevage traditionnel. Cependant, il faut savoir que 870 millions de personnes souffre encore de la faim, selon l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture de l'ONU. La production industrielle ne diminue en rien la famine dans le monde. En fait elle monopolise les ressources naturelles et alimentaires qui ne peuvent être distribuées aux personnes dans le besoin. « Une baisse de 50 % de la consommation de viande en Occident d’ici 2020 permettrait de diminuer de 3,6 millions le nombre d’enfants souffrant de malnutrition dans les pays en développement. » Néanmoins, on veut réduire la production de viande et non pas l’augmenter. Si chacun diminuait la part de chair animale présente dans son alimentation l’élevage extensif suffirait amplement.
Pour conclure, dans ce texte il a été question des méfaits que cause la surconsommation de viande industrielle et de la surproduction qui en découle. Cette alimentation nuit gravement à notre santé et endommage l’environnement. Par ailleurs, la pensée de deux philosophes pouvant éclairer certain aspect du problème a été présentée. Du reste, des arguments prônant la continuité des chaines de fabrication ont été présentés pour être immédiatement réfutés. Finalement, ces dernières années, nous avons pu assister à la renaissance d’un mouvement respectueux de l’environnement chez les perdants de la guerre froide, plus précisément chez les Russes. C’est avec les livres « Ringing Cedars » de Vladimir Megre qu’un mode de pensée écologiste a refait surface. Ces romans encouragent une vie de famille simple et autonome basée sur les valeurs russes traditionnelles soucieuses des équilibres naturels. Par la suite, influencées par ces propos, plusieurs villes se sont organisées pour former des éco-villages. On a dénombré, en 2004, jusqu’à 150 éco-villages à travers la Russie. On ne peut qu’espérer voir ce mouvement prendre de l’ampleur pour qu’il délivre les vaincus de l’influence qu’on ses tyrans insouciants et rapaces sur lui.
Source : http://www.agoravox.fr
La Fête de la Nature a été créée en 2007 sur l’initiative du Comité Français de l’Union Internationale de Conservation de la Nature et du magazine Terre Sauvage avec pour l’objectif de, tous ensemble, célébrer la nature chaque année.
La Fête de la nature, ce sont 5 jours de manifestations gratuites au contact direct de la nature, pour permettre à tous les publics de la découvrir ou la redécouvrir.

Ci-dessous un résumé par Région du programme des manifestations organisée par l'Office Nationale des Forêt (ONF) :
Basse-Normandie
Les habitants de la mare, en forêt domaniale d'Ecouves
Mercredi 22 mai
Découverte des habitants de la mare (amphibiens…) et de la spécificité de ces milieux.
Visite animée autour de plusieurs mares forestières.
> Départ à 14 h du Carrefour du Rendez-Vous
> Durée : 2 h
> Contact : 02 33 82 55 00
Bretagne
Le monde magique de Brocéliande
Du mercredi 22 au dimanche 26 mai
Sur le site historique et légendaire de la forêt domaniale de Gaël-Paimpont, l’ONF et ses partenaires ont concocté un programme sur 5 jours qui célèbre la nature et la culture bretonne.
Au programme :
contes et légendes des chevaliers de la table ronde
jeux et découverte des métiers de forestier et de boisier (débardeur à cheval, tourneur sur bois, charbonnier, coutelier...)
sorties thématiques en forêt, randonnées
soirée d’observation des étoiles...
Centre
Prenez de la hauteur pour découvrir qui se cache à la cime des arbres, en forêt orléanaise
Dimanche 26 mai
Pour découvrir une autre facette de la forêt, prenez de la hauteur. L'ONF vous invite en forêt orléanaise pour pratiquer du tree climbing (système de grimpe aux arbres) et différentes animations en hauteur.
Depuis votre poste d'observation, le monde des insectes et des oiseaux sera à portée de jumelles.
> En continu de 10 h à 17 h au carrefour de la Résistance – 45260 Lorris
Guyane
Chauve-souris qui es-tu ?, à la réserve de Montabo
Samedi 25 mai
Partez à la rencontre des chauves-souris.
Projections, animation sonore, suivie d’un petit jeu "Quelle chauve souris suis-je ?".
Et en fin de journée, face à face avec des spécimens capturés pour l’occasion avant d’être relâchés.
Rendez-vous à 18 h 30 parking de la réserve de Montabo (bât. A de l'ONF) - 97307 Cayenne.
> Sur réservation auprès de l'ONF Guyane au 05 94 25 53 70 -
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Forêts… et portraits de chauve souris !, à la réserve de Montabo
Du mercredi 22 au samedi 25 mai
Deux expositions qui vous font voyager en forêt :
"Chauves-souris… Drôles de tête !" Découvrirez des photographies sur les plus insolites d’entre elles
Entrez dans la peau des forestiers et découvrez comment l'ONF gère la forêt guyanaise.
> Accès libre de 9 h à 17 h (10 h - 20 h le samedi), parking de la réserve de Montabo (bât. A de l'ONF) - 97307 Cayenne
Ile-de-France
Bêtes de scène, en forêt domaniale de Meudon
Samedi 25 et dimanche 26 mai
A travers une scénographie sur les insectes, des visites guidées thématiques, des ateliers et activités ludiques, l'ONF et ses partenaires emmènent le public à la découverte de la forêt de Meudon, de l’étang éponyme et des petites bêtes qui y vivent. L'occasion de s’amuser et de faire des découvertes avec des passionnés de nature dans un site remarquable par son paysage et sa biodiversité. Point d'orgue de ce moment convivial et festif, le rallye nature. Munis d'un carnet de route, il faudra résoudre une énigme.
Samedi 25 et dimanche 26 mai
Exposition sur les insectes
Sorties nature commentées par des spécialistes
10 h et 14 h 30 "Les secrets de la forêt de Meudon"
15 h "Les vestiges du réseau hydraulique de l’ancien château"
Samedi 25 mai
10 h - 17 h : rallye nature (ateliers, carnet de route et énigme à résoudre)
Dimanche 26 mai
10 h - 17 h : ateliers sur les petites bêtes des mares, des prairies et des forêts
> Retrouvez-nous à l'étang de Meudon - Route Forestière des étangs - Forêt domaniale de Meudon - Bus 289 arrêt cimetière de Trivaux
A la rencontre des petites bêtes de l'Enfer, dans le domaine présidentiel de Marly
Samedi 25 et dimanche 26 mai
Le fort du Trou d'Enfer, situé dans l'ancien domaine présidentiel de Marly, abrite des richesses naturelles remarquables. Le temps d'un week-end, l'ONF vous ouvre les portes de ce site classé exceptionnel, chargé d'histoire, et vous emmène à la découverte de la petite faune qui le peuple. Un circuit d'1 km en compagnie d'un forestier, pour explorer deux milieux : la litière végétale et le milieu aquatique et observer en famille les petites bêtes qui nous entourent.
> Chaque jour, 4 départs à 9 h 30, 9 h 45, 14 h et 14 h 15
> Rendez-vous au parking haut du Tapis vert - domaine national de Marly - 78160 Marly-le-Roi (Bailly)
> Réservation conseillée auprès de l'ONF au 01 34 83 67 30 - Groupes limités à 30 personnes
Les secrets de la forêt à Rambouillet
Samedi 25 mai
La forêt domaniale de Rambouillet est une forêt prestigieuse qui s'étend sur 14.500 hectares. Elle se caractérise par ses richesses naturelles, historiques et paysagères et sa biodiversité remarquable. Le temps d'une visite, l'ONF vous invite à découvrir les secrets de cette forêt. Accompagné par un forestier de l'ONF, vous parcourrez les chemins de cet espace de verdure.
> Départ à 14 h 30 devant l’entrée de l’Espace Rambouillet - RD27 - 78120 Sonchamp
> Durée : environ 2 h
> Réservation conseillée auprès de l'ONF au 01 34 83 67 30 - Groupe limité à 30 personnes
Du château à la forêt de Montmorency
Dimanche 26 mai
Située à 15 km de Paris, la forêt domaniale de Montmorency est une vaste châtaigneraie au cœur du Val-d'Oise.
Elle se caractérise par un patrimoine remarquable dont le château de la chasse édifié au XIIe siècle. Véritable tableau entre ses deux étangs, il sera le point de départ de la visite nature que vous propose l'ONF. Le forestier vous emmènera au cœur de la forêt et vous fera découvrir ses secrets.
> Départ à 14 h 30 du château de la Chasse - 95680 Montlignon
> Balade nature d'1 h 30
> Réservation conseillée auprès de l'ONF au 01 34 83 67 30 - Groupe limité à 30 personnes
Sur les chemins de l’histoire, en forêt de l’Isle-Adam
Dimanche 26 mai
Les traces les plus anciennes de la forêt de l'Isle-Adam remontent à environ 2000 ans avant notre ère. La forêt est donc témoin de nombreuses époques. Elle était réservée pour la chasse au Moyen Age.
Aujourd'hui, cette forêt de 1.548 ha est composée essentiellement de chênes. Elle est gérée par l'Office national des forêts. Au cours de cette visite, le forestier vous emmènera au cœur de la forêt pour y découvrir tous ses secrets.
> Départ à 14 h du parking du Bois Franc - 95290 L'Isle-Adam
> Réservation conseillée auprès de l'ONF au 01 34 83 67 30 - Groupe limité à 30 personnes.
La Réunion
Trésors de nos forêts
Mercredi 22, vendredi 24 et samedi 25 mai
L'ONF et le Conseil général proposent aux passionnés de nature de découvrir ou redécouvrir les richesses de nos forêts et de les observer en compagnie d'un forestier. 3 sentiers d’interprétation sont à découvrir. Les agents forestiers exposeront les fonctions relatives de la forêt. Les espèces floristiques et faunistiques de chaque milieu seront également abordées et décrites.
> Durée 2 heures
> A chaque jour, un sentier :
Mercredi 22 mai : le sentier d'interprétation de Bon Accueil (Saint-Louis). Départ à 9 h 30 de l'impasse des Hortensias sortie du village des Makes
Vendredi 24 mai : le site de Grand Etang (Saint-Benoît). Départ à 9 h 30 du parking du grand étang
Samedi 25 mai : le sentier de la Tamarinaie - (Saint-Paul). Départ à 9 h 30 du Maïdo.
Escapade forestière
Jeudi 16, vendredi 24 et mardi 28 mai
Visites guidées en forêt pour des groupes de détenus de trois centres pénitentiaires de La Réunion (les communes de Saint-Denis, Le Port et Saint-Pierre). Sortie pédagogique dans des sites remarquables avec présentation des activités de l’ONF.
Plantation d'un arboretum à l'intérieur du centre de détention du Port, installation d’une exposition et conférence. Plantation de 2 ou 3 essences remarquables dans les deux autres établissements (Maison Arrêt St-Pierre et Centre Pénitentiaire Saint-Denis). L'entretien des essences sera assuré par des personnes détenues.
Provence-Alpes-Côte d'Azur
Quand la Réserve Biologique Intégrale des Maures s’expose
Samedi 25 et dimanche 26 mai
Exposition sur la richesse de la Réserve biologique et présentation des actions en cours par un forestier et un naturaliste de l'ONF : libre évolution des écosystèmes, préservation et développement des richesses floristiques et faunistiques, étude des évolutions des populations animales et végétales...
> Retrouvez l'ONF de 9 h à 18 h 30 sur la place du village - 83610 Collobrières
En savoir plus sur les manifestations organisées : Programme détaillé de l'ONF
Plus près de chez vous ?
Des milliers de manifestations sont ainsi organisées par les associations de conservation et d’éducation à la nature, les collectivités locales, les établissements scolaires, les entreprises, les particuliers… sur tout le territoire français, en métropole et en Outre-mer, dans les villes comme à la campagne, mais aussi en Suisse, au Portugal, aux Pays-Bas.
Accédez à l'ensemble des manifestations par lieux : Site officiel de la Fête de la Nature
Il n'existe pas de manifestation près de chez vous ?
Vous êtes responsable associatif, représentant d'une collectivité, enseignant, simple particulier, il y a au moins une façon pour vous de participer à la Fête de la Nature !
Organiser une simple manifestation, monter un programme, participer avec sa classe au grand défi citoyen que proposera la Fête de la Nature, accueillir ses amis et voisins dans son jardin. L'Association Fête de la nature vous aide :
> à obtenir le label Fête de la Nature
Tous les organisateurs sont invités à inscrire leur manifestation, quelle qu'en soit sa dimension, dans le programme de la Fête de la Nature.
Les manifestations respectant intégralement la charte Fête de la nature recevront le label "manifestation labellisée" et intégreront à ce titre la programmation officielle.
> en accédant à un espace pédagogique
Pour vous accompagner dans le choix et la préparation de vos activités sur le thème des petites bêtes, les Acteurs nationaux de la Fête de la Nature vous suggèrent des outils génériques, des références de livres, publications...
Cet espace s'enrichira au fil des productions et de la préparation des événements.
En savoir plus : Organiser une manifestation
Sources :
Retour sur une rencontre entre le CG35 et les citoyens sur le thème de la monnaie complémentaire.
Le 22 janvier 2012, l’auditorium des Archives départementales s’est transformé en « café citoyen » le temps d’une discussion portant sur le Galléco, la monnaie complémentaire proposée à l’initiative du Conseil Général d’Ille-et-Vilaine (CG35). Suite à la projection du film documentaire « Sol Violette, l’éclosion d’une monnaie », les participants ont pu poser leurs questions sur le projet en cours d’expérimentation en Ille-et-Vilaine.

Trop compliqué, pas suffisamment ancré dans les besoins des habitants : en 2006, le Sol n’avait pas réussi à s’implanter à Rennes. Et c’est pourtant en s’inspirant d’un modèle similaire, le Sol Violette de Toulouse cette fois, que le Conseil Général d’Ille-et-Vilaine a décidé de remettre la monnaie complémentaire départementale au goût du jour.
A la charnière de l’esprit gallo et de l’écologie
Le Galléco, dont le nom a été adopté en juillet 2012 suite à une concertation citoyenne, se veut un moyen d’échanger autrement en Ille-et-Vilaine. Dès la phase de conception du projet en 2012, l’esprit de collaboration a été mis en avant pour éviter les écueils du Sol et élaborer une monnaie locale répondant aux préoccupations des parties prenantes, que ce soit les citoyens, les entreprises ou les associations.
L’objectif est de favoriser une réappropriation démocratique de la monnaie par les citoyens sous la forme d’échanges locaux, en particulier au sein d'établissements répondant à certains critères de responsabilité sociale et environnementale. Dynamiser les échanges sur la base de valeurs communes tout en créant un lien social autour du Galléco, telle est l’ambition du Conseil Général, sous la houlette de l'élu socialiste Jean-Yves Praud.
Galop d’essai
Rennes centre, Fougères et Redon sont les trois territoires pilotes choisis pour le lancement partiel du Galléco avant l’introduction progressive de cette monnaie sur l'ensemble du département dès 2014.
Quatre banques partenaires, le Crédit Coopératif, le Crédit Mutuel, le Crédit Agricole et la Caisse d'Epargne, assureront la distribution de Gallécos contre des euros dans certaines de leurs agences. Les prestataires souhaitant s'intégrer au réseau d'échanges en Galléco devront quant à eux respecter un cahier des charges portant sur l'éthique de leurs pratiques.
En octobre dernier, les visiteurs du salon Ille-et-Bio de Guichen (35) avaient testé le système en avant-première en échangeant quelques euros contre des billets à utiliser à la buvette.
Ce fut l’occasion de faire connaître le projet auprès d’un public déjà sensibilisé à l’économie sociale et solidaire, qui devrait constituer un vivier important d’usagers pour le galléco.
Sol Violette & Galléco : du pareil au même ?
Le Galléco ayant été fortement influencé par le Sol Violette, il était judicieux de se demander en quoi la monnaie bretonne se démarquait de sa cousine toulousaine.
Première différence, l’aire géographique concernée. Selon Anne Le Tellier, chargée de mission économie sociale et solidaire au CG35, le processus de réflexion autour du Galléco a été complexifié par une expérimentation menée d’emblée sur trois territoires.
En effet, la monnaie départementale a commencé sur des bases ambitieuses en s’implantant à la fois dans le canton de Rennes centre mais aussi simultanément dans le pays de Fougères et de Redon. Les trois comités citoyens ont travaillé indépendamment les uns des autres et ont dû parvenir à un consensus sur les modalités de fonctionnement du Galléco.
Il a été décidé que dans sa phase expérimentale, le Galléco ne serait pas une monnaie fondante, c’est-à-dire que les billets ne perdraient pas de leur valeur au fil du temps.
L’un des principes adoptés par nombre de monnaies complémentaires afin de redynamiser les échanges est de fixer un taux de dépréciation de la monnaie lorsqu’elle n’est pas en circulation. A Toulouse par exemple, le Sol Violette perd 2% de sa valeur s’il n’est pas échangé dans une période de trois mois. Ainsi, la capitalisation des Sols est pénalisée, ce qui favorise les échanges et donc la création de valeur. Un tel système de monnaie fondante n'est pas prévu dans un premier temps pour le Galléco.
Enfin, la question du lien entre Galléco et prestations sociales a été évoquée, en référence à l’implication des associations de chômeurs à Toulouse. Pour l’instant, seule l’adhésion gratuite à l’association pour les personnes bénéficiaires des minima sociaux (RSA, etc) est envisagée mais Mme Le Tellier a fait part de son souhait de nouer des liens de partenariat avec des structures locales d’accompagnement.
Des ambassadeurs du Galléco
Outre son rôle moteur dans la conception du projet, le Conseil Général ne ménage pas ses frais pour assurer le succès du Galléco. Au budget 2013, 70.000 euros ont été alloués à l’achat de matériel, l’impression des billets ainsi qu’au soutien de la future association qui devrait employer deux personnes à partir de mai. Par ailleurs, un fonds de garantie de 40.000 euros sera déposé dans l’une des banques partenaires.
Les comités de citoyens formés à Rennes, Redon et Fougères vont prendre le relais du Conseil Général courant 2013 au sein d’une association départementale. Dans les mois à venir, ils se feront ambassadeurs du Galléco auprès des entreprises susceptibles de rejoindre le réseau.
Dominique, du comité de Rennes centre, souligne qu’« il faut que les citoyens se réapproprient la monnaie ». Cela passe par un support physique – les billets – et surtout par un travail de pédagogie pour démystifier la finance.
Reste à savoir si les habitants de l’Ille-et-Vilaine vont véritablement adhérer au Galléco et jouer le jeu de la double monnaie. Le Galléco trouvera-t-il un terreau fertile là où le Sol avait échoué il y a quelques années ? Rendez-vous dans quelques mois pour connaître la réponse.
SOL VIOLETTE - l'éclosion d'une monnaie from Les Zooms Verts on Vimeo
Source : http://www.agoravox.fr
Charger un téléphone en 30 secondes, une voiture électrique en l’espace de quelques minutes, c’est pour bientôt !
Deux scientifiques de l’université de Californie à Los Angeles ont créé par hasard une pile super-puissante et biodégradable lors de leurs travaux sur le graphène, rapporte le site Co.Design. Les résultats de leur recherche ont été publiés dans la revue Nature.
Le graphène est un matériau révolutionnaire découvert en 2004 qui a permis à ses inventeurs de remporter le Nobel de physique en 2010. Composé d’atomes de carbone, il est transparent, très résistant, et pour l’instant le meilleur conducteur électrique connu à ce jour.
C’est en cherchant une manière plus pratique de fabriquer du graphène que Richard Kaner et Maher El-Kady ont mis au point le «super-condensateur»: une nouvelle pile flexible, superpuissante et biodégradable qui pourrait bien être la potentielle alimentation des gadgets ou systèmes électroniques de nouvelle génération.
Les scientifiques expliquent leur découverte dans la vidéo ci-dessus de présentation.
La vidéo montre comment les scientifiques sont parvenus à créer du pur graphène, en déposant de l’oxyde de graphite liquide sur un CD, puis en le solidifiant à l’aide du laser d’un graveur classique d’ordinateur. En le testant avec un appareil électronique et une LED, ils se sont aperçus que celle-ci était restée allumée pendant plusieurs minutes après avoir chargé le graphène seulement quelques secondes.
Ce super-condensateur combine les avantages de la pile classique et du condensateur. C’est-à-dire qu’il charge plus rapidement et avec plus de puissance que les piles ordinaires. Richard Kaner explique:
«Vous pouvez imaginer les super-condensateurs comme un dispositif de charge-stockage de la même manière qu’une pile, sauf qu’il se charge et se décharge 100 à 1.000 fois plus vite.»
Grâce à cette pile, il imagine pouvoir charger un iPhone en trente secondes, ou une voiture électrique en quelques minutes. Ce qui représenterait une véritable révolution au quotidien. Son collègue Maher El-Kady détaille également:
« [Ce dispositif] pourrait trouver des applications en tant que source d’énergie flexible pour des écrans d’ordinateurs enroulables, des claviers, des vêtements technologiques qui collectent et stockent l’énergie produite par les mouvements du corps, ou comme un système de stockage d’énergie qui peut être combiné avec des cellules solaires flexibles.»
L’autre grand avantage du super-condensateur est qu’il est aussi totalement biodégradable car composé d’un élément naturel, le carbone, contrairement aux piles habituelles qui contiennent des métaux et des éléments chimiques toxiques. La vidéo suggère qu’il sera possible de recycler ces piles, par exemple grâce au compostage.
Source : http://lejournaldusiecle.com
Dans le Pacifique Nord, les courants océaniques charrient des millions de tonnes de plastique. Leur accumulation couvre désormais une zone grande comme six fois la France. Un continent d'ordures, le 7e continent, provenant de la consommation humaine, a pris forme. Le navigateur Charles Moore l'a découvert par hasard en 1999 lors d’une expédition et il a alerté Algalita, une fondation américaine de recherche océanographique. Le 20 mai, c'est un Français qui, à la tête de l'organisation 7e continent, a décidé d'aller sur place pour voir et faire des recherches. Patrick Deixonne, 48 ans, pompier de formation et skipper professionnel, a rejoint le domaine de la recherche pour dénoncer ce continent de poubelles et pour que les pays réagissent enfin et s'allient pour nettoyer la mer.
Expédition. Patrick Deixonne, chef de mission, Président d'OSL et membre de la Société des Explorateurs Français et son équipe ont financé leur expédition sur leur seul investissement personnel. Le propriétaire d'une Goélette a mis à disposition son bateau pour que cette équipe d'irréductibles chercheurs et protecteurs de la nature puissent aller sur le 7e continent, ramener les preuves de son existence, de son étendue. Ce 20 mai, l'équipe de chercheurs et de professionnels de la mer devrait quitter San Diego pour se rendre sur le vaste continent d'ordures. Ils se donnent un mois pour analyser le terrain et devraient passer deux à trois semaines en mer. Leur embarcation est un Swan 47. A bord, ils ont une balise Argos pour pouvoir suivre leur parcours, cinq bouées dérivantes pour connaître les courants de surface, une bouée Gyroplastique pour caractériser les milieux traversés, des filets et des systèmes de filtration dans le but de collecter du plastique et du plancton.
Situation. Une couche de déchets pouvant atteindre 30 mètres d’épaisseur et représentant six fois la France menace la planète et ses habitants, les animaux comme les humains. Les déchets plastiques se dégradent extrêmement lentement et menacent l'écosystème et la santé humaine. Les poissons, la faune marine mais aussi les grands prédateurs comme les tortues, les oiseaux de mer ou les mammifères marins, avalent ces polluants. Les animaux marins et les oiseaux confondent les morceaux de plastique avec des proies et meurent par asphyxie. « Ces déchets finissent par former des micro-plastiques caractérisés par une taille inférieure à cinq millimètres. Ces grains de plastique agissent comme des éponges, fixant de nombreuses toxines dans des proportions plusieurs millions de fois supérieures à la normal. Ces polluants véhiculés par les plastiques sont ingérés par la faune marine. Certains ont la propriété de s’accumuler dans les organismes qui les consomment et peuvent avoir des conséquences sur la santé de ces animaux et celle de leurs prédateurs, dont l’homme fait partie (retour à l’envoyeur !) »,expliquent les chercheurs.Au bout de cette chaîne alimentaire, c'est l'homme qui est directement touché par cette pollution. Selon les chercheurs, cette importante superficie de poubelles qui se trouvent dans l'océan serait dans une zone peu fréquentée par la navigation : « Il n’y a pas de voiliers de plaisance, pas d'exploitation par la pêche industrielle, et on ne recense que quelques îles minuscules çà et là. Cela fait dix ans qu'on supposait l’existence d'une forte concentration de plastiques dans la zone. Greenpeace avait donné l’alerte à plusieurs reprises mais on ignorait l'étendue du problème jusqu’à ce qu’une organisation écologiste de la côte ouest des Etats-Unis, l'Algalita Marine Research Foundation (AMRF), publie les résultats de ses recherches au terme d’une enquête menée sur les dix dernières années ». Cet immense continent se trouve dans les eaux internationales et personne ne se sent obligé d'intervenir pour avertir et trouver des solutions adéquates. Actuellement, nous avons une absence quasi-totale d'initiatives publiques consacrées à la question des macro-déchets en pleine mer.
Objectif. Sur place, les chercheurs vont faire des reportages afin de montrer au monde entier l'étendue des dégâts engendrés par l'homme. L'objectif est d'obtenir des solutions pour lancer une opération sur le long terme pour nettoyer la mer et stopper cette pollution qui menace notre environnement. « Notre équipe ne recherche pas la gloire ou la notoriété, mais bel et bien à nous informer sur l'ampleur de la pollution plastique. Grâce aux images que l’on va ramener, toute personne touchée par une photo, un film, ne se contente plus de la simple contemplation. S’ensuit un questionnement, et sûrement l’envie d’agir », explique le chef de mission.
Source: french.ruvr.ru
Lire la suite: http://french.ruvr.ru/2013_05_20/Un-Francais-sattaque-au-continent-de-plastique/
comparatif des différents types d'ampoules : à incandescence, fluocompactes (basse consommation), halogènes, led
Il est évident que les ampoules à incandescence et halogènes sont obsolètes vu les durées de vie des autres ampoules. Cependant, les LED ont toujours un coût élevé et n'arrive donc pas à contrer l'expansion des ampoules fluo-compactes (basse consommation) malgré leur résistance aux marches/arrêts et une durée de vie qui se comptent en dizaines d'années. Dans les deux cas, des risques pour la santé existent mais peuvent être évités en majorité dès l'achat.
Pourquoi éclairer ?
Eclairer, c'est pouvoir apporter une source lumineuse où il n'y en a pas. Bon jusque là, tout le monde suit? Mais au-delà de cette question qui paraît simple il faut surtout se demander comment pourrais-je me passer d'un éclairage et le cas échéant, quel est le plus approprié?
Limiter les besoins en éclairage
Pour éviter au maximum d'éclairer, il faut tout d'abord bien penser la maison en optimisant les apports solaires (qui limitent aussi les consommations de chauffage). Une bonne exposition de la maison et une vue dégagée peuvent en effet vous apporter plus de luminosité. De plus, des pièces avec des couleurs claires et non-surchargées en meubles pourront permettre d'éviter d'éclairer.
Eclairer selon l'usage
Vu les nombreuses technologies d'ampoule disponibles aujourd'hui sur le marché, il est possible de choisir la bonne technologie selon l'usage de la pièce. Classiquement, on distingue les pièces où l'on reste plus de 15 minutes (salon, cuisine, chambre, bureau, etc...) des autres (WC, couloirs, escaliers).
Bien entretenir les équipements
Veillez également à bien choisir vos abat-jours, plus ils sont claires, plus ils reflèteront la lumière et augmenteront d'autant la luminosité. De plus, pensez à les dépoussiérer régulièrement, tout comme les ampoules elles-mêmes.
Les ampoules à incandescence classiques
L'obsolescence programmée
Les ampoules à incandescence sont les plus répandues dans le monde et en France. En effet, depuis, le début du siècle dernier (invention en 1906 par Carl Auer von Welsbach ) et jusqu'à la fin des années 80, l'ampoule à incandescence à filament de tungstène était pratiquement la seule disponible. Beaucoup à l'heure actuelle parle de l'obsolescence programmée (qui existe sur la majorité des appareils électriques) qui consistent à brider intentionnellement la durée de vie d'un appareil pour que le consommateur en rachète plus souvent. Appliquée aux ampoules à incandescence, l'obsolescence programmée induit une durée de vie très faible (environ 1000h). Cependant, cette théorie n'est pas vraie, du moins pas au détriment du consommateur :
Pour comprendre cette réfutation de la théorie de l'obsolescence programmée, il faut partir des équations reliant consommation, luminosité et durée de vie des ampoules. Soit une lampe conçue pour être utilisée dans une certaine plage de tension. En fonction de la tension d'alimentation U réellement appliquée à l'ampoule, on obtient :
Ce qui signifie que si on réduit la tension de 18 % (ou, inversement, si on conçoit la lampe pour une tension supérieure à la tension disponible) on multiplie la durée de vie par 24. En contrepartie, la luminosité est diminuée de moitié et il faut donc deux lampes pour obtenir le même éclairage. Certes, la consommation de chaque lampe est plus réduite, mais au final, il faut 45 % d'énergie en plus pour obtenir la même luminosité.
Le coût de l'énergie utilisée pour faire fonctionner la lampe étant largement supérieur à celui de son remplacement toutes les 1000 heures, il s'agit d'un compromis favorable au consommateur, où la réduction de la consommation énergétique a été privilégiée sur la durée de vie du produit. (source Wikipédia)
La sublimation du tungstène
Le falement de tungstène est porté à une température très élevée. Cela va provoquer une sublimation (passe de l'état solide à l'état vapeur) du tungstène en réduisant ainsi l'épaisseur du filament à sa durée de vie. De plus, cette vapeur ainsi produite va se déposer sur les parois de l'ampoule et ainsi opacifier celle-ci ce qui diminuera l'efficacité lumineuse.
Des pertes de chaleur importantes
La technologie de l'incandescence repose sur le fait que tout corps rayonne différent selon la température à laquelle il est. Le tungstène est porté à une température élevée (2800K soit 2527°C) qui le fait rayonner dans le spectre du visible pour l'oeil humain et donc émettre de la lumière. Cette température induit inévitablement des pertes de chaleur, on estime en effet que 5% de l'énergie absorbée est restituée en lumière, le reste l'étant en chaleur. Cela en fait un des principaux défauts de cette technologie. Cependant, on peut nuancer cela par le fait que les ampoules sont allumées la plupart du temps en période de chauffe et donc la chaleur dégagée par l'ampoule sert (en partie) de chauffage. Cependant, comme l'air chaud à tendance à monter, cela n'est valable que dans le cas où la maison a un étage. Le cas échéant, la majorité de la chaleur montera directement vers le toit sans avoir le temps de réchauffer l'air de la pièce.
Les ampoules retirées de la vente
L'Union Européenne a fixé un abandon des ampoules à incandescence classiques progressifs. Le calendrier des abandons se déroule comme suit :
Il faut noter que l'UE n'est pas la seule a avoir effectué cette démarche puisque les Etats-Unis et le Canada qui sont 2 des 3 plus gros pollueurs (en termes de rejets de gaz à effet de serre) ont aussi instauré cette démarche
Avantages des lampes à incandescence classiques
Inconvénients des lampes à incandescence classiques
Les ampoules à incandescence halogènes
Fonctionnement des ampoules halogènes
Comme dans une ampoule à incandescence classique, c'est un filament de tungstène qui est porté à haute température pour rayonner dans le visible et produire de la lumière. Cependant, les gaz halogénés (classiquement de l'iode ou du bromure) contenus dans l'ampoule vont empêcher la sublimation du filament ce qui va augmenter sensiblement la durée de vie (environ 2 fois plus importante que celle du lampe à incandescence classique). De plus, en évitant la sublimation, il n'y aura pas (ou moins et moins rapidement) de vapeurs de tungstène qui se déposeront sur les parois.
Avantages des lampes à incandescence au tungstène
Inconvénients des lampes à incandescence au tungstène
Durée de vie limitée (2000h)
Risques de brûlures du fait de la température de l'ampoule
Ne supportent pas les marches/arrêts répétés
les ampoules fluocompactes - basse consommation
Les ampoules fluocompactes - fluorescentes et compactes - fonctionnent sur le même principe qu'un tube fluorescent appelé aussi "fluo" ou "tube néon", c'est en effet un tube fluorescent qui est replié sur lui-même. Ces ampoules captent aujourd'hui l'attention de tous à la fois pour leurs bonnes capacités d'éclairage et leurs "basses consommation" mais aussi sur les polémiques et risques sanitaires présumés qui les accompagnent : pollution au mercure, production d'un champ magnétique, ... Nous faisons le point.
Fonctionnement
Un ballaste électronique (qui permet de produire au décharge importante au démarrage et de réguler la tension ensuite) provoque une décharge électrique importante. Celle-ci va alors ioniser (créer un champ magnétique) les gaz contenus dans l'ampoule (argon et vapeur de mercure à basse pression). Cela va alors créer des rayonnements ultraviolets, donc invisibles à l'oeil nu. La poussière fluorescente à la surface de l'ampoule (poudre de béryllium) va alors convertir ces rayonnements ultraviolets en rayonnement visible (lumière).
Le risque d'intoxication au mercure
Les ampoules fluocompactes contiennent des vapeurs de mercure, 1 à 25mg (20 à 30mg dans les tubes fluo). Le mercure n'est pas dangereux lorsqu'il est à l'intérieur de l'ampoule. Cependant, en cas de casse il faut prendre quelques précautions.
Les ondes électromagnétiques
C'est reconnu, les ampoules fluocompactes produisent une importante quantité d'ondes électromagnétiques notamment au démarrage. Il est donc recommandé d'être à plus d'1 ou 2m de l'ampoule lors de son démarrage. Il est ainsi conseillé de ne pas mettre de telles ampoules comme lampe de chevet notamment.
Les rayonnements UV
Certains anti-ampoules fluocompactes, invoquent le fait que ces ampoules produisent des rayons UV, qui sont dangereux pour la santé (cancer de la peau) et pour la vision (DMLA: Dégénérescence Maculaire Liée à l'Age) notamment pour les enfants (rétine non encore jaunie). Cependant, la poudre fluorescente a justement pour rôle de transformer les rayons UV produits par l'ionisation des gaz en lumière visible. Les rayons UV sont donc absorbés en quasi-totalité et le risque sanitaire du aux rayonnements UV est très limité.
L'éclairage urbain
A l'heure actuelle, les ampoules fluocompactes (fonctionnement légèrement différent) sont très utilisées pour l'éclairage des villes. Cependant, d'autres technologies sont beaucoup plus performantes pour les puissances mises en jeu (125W au minimum). Beaucoup de villes mettent donc en place des lampes SHP (Sodium Haute Pression) qui diminuent de plus de 40% les consommations tout en augmentant par 2 ou 3 la durée de vie. Le seul inconvénient des lampes SHP est l'indice des couleurs qui est très mauvais (lumière jaune).
Avantages des ampoules fluocompactes
Inconvénients des ampoules fluocompactes
les led (ou del)
Fonctionnement des LED
Les LED (Light Emitting Diode) - DEL en français (Diode ElectroLuminescente) - ont de multiples applications et sont donc présentes dans la majorité des équipements électroniques. Le fonctionnement est toujours le même mais reste assez complexe. Sachez juste que c'est lors du déplacement d'électrons entre deux semi-conducteurs que de la lumière va être émise (selon le type de conducteur). Le principe est d'ailleurs très proche du fonctionnement d'un panneau photovoltaïque (inversé).
Les risques pour la vision
Le principal risque pour la santé que peut provoquer la technologie LED est sur la vision. Ainsi, il ne faut utiliser que les ampoules qui ne laissent pas voir les LED apparentes. En effet, certaines LED produisent une lumière légèrement bleutée, celle-ci peut aggraver les DMLA (Dégénérescence Maculaire Liée à l'Age) ainsi qu'induirent des problèmes de vision pour les jeunes enfants si les expositions sont prolongées (car ils n'ont pas la rétine jaunie qui protège ensuite de ce type de rayonnement). De plus, il faut limiter au maximum l'éblouissement, dans le cas contraire, la pupille pourrait se dilater à tort (puisqu'il ne fait pas sombre) et ne plus jouer son rôle de filtre à lumière.
Vous pouvez trouver la liste des recommandations faites par l'ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) relatif aux led ici
Avantages des LED
Inconvénients des LED
Test Ampoule LED
Vous pouvez trouver un test d'une ampoule LED 12W ici.
Comparatifs et équivalences des ampoules à incandescence vs. halogène vs. basse consommation vs. led
| Puissance ampoule | 40 W | |||
| Type d'ampoule | Incand. | Halogène | Basse conso | LED |
| Puissance électrique (W) | 40 | 28 | 9 | 8 |
| Puissance lumineuse (lm) | 415 | 440 | 405 | 500 |
| Consommation/an (1h/j) (kWh) | 14,6 | 10,2 | 3,3 | 2,9 |
| Coût électricité par an (€) | 1,91 | 1,34 | 0,43 | 0,38 |
| Prix d'achat (€) | 2,2 | 3,5 | 6 | 25 |
| Durée de vie (h) | 900 | 2000 | 8000 | 30000 |
| Durée de vie (an) | 2,5 | 5,5 | 21,9 | 82,2 |
| Coût d'achat/an (€) | 0,9 | 0,6 | 0,3 | 0,30 |
| Coût total/an (€) | 2,8 | 2,0 | 0,7 | 0,69 |
| Temps de retour sur investissement (an) | - | 1,6 | 1,8 | 10,8 |
| Economies sur la durée de vie (€) | - | 4,5 | 46,1 | 174,2 |
| Energie sauvée sur la durée de vie (kWh) | - | 24 | 248 | 960 |
| kgC02 économisés (kgC02) | - | 12 | 124 | 480 |
| Puissance ampoule | 60 W | |||
| Type d'ampoule | Incand. | Halogène | Basse conso | LED |
| Puissance électrique (W) | 60 | 48 | 13 | 10 |
| Puissance lumineuse (lm) | 720 | 630 | 720 | 810 |
| Consommation/an (1h/j) (kWh) | 21,9 | 17,5 | 4,7 | 3,7 |
| Coût électricité/an (€) | 2,87 | 2,30 | 0,62 | 0,48 |
| Prix d'achat (€) | 2,5 | 3,5 | 8 | 28 |
| Durée de vie (h) | 1000 | 2000 | 8000 | 30000 |
| Durée de vie (an) | 2,7 | 5,5 | 21,9 | 82,2 |
| Coût d'achat/an (€) | 0,9 | 0,6 | 0,4 | 0,3 |
| Coût total/an (€) | 3,8 | 2,9 | 1,0 | 0,8 |
| Temps de retour sur investissement (an) | - | 1,2 | 2,0 | 8,6 |
| Economies sur la durée de vie (€) | - | 4,6 | 61,3 | 243,7 |
| Energie sauvée sur la durée de vie (kWh) | - | 24 | 376 | 1500 |
| kgC02 économisés (kgC02) | - | 12 | 188 | 750 |
| Puissance ampoule | 75 W | |||
| Type d'ampoule | Incand. | Halogène | Basse conso | LED |
| Puissance électrique (W) | 75 | 55 | 15 | 12 |
| Puissance lumineuse (lm) | 840 | 820 | 850 | 910 |
| Consommation/an (1h/j) (kWh) | 27,4 | 20,1 | 5,5 | 4,4 |
| Coût électricité/an (€) | 3,59 | 2,63 | 0,72 | 0,57 |
| Prix d'achat (€) | 2,8 | 3,8 | 8 | 32 |
| Durée de vie (h) | 1000 | 2000 | 8000 | 30000 |
| Durée de vie (an) | 2,7 | 5,5 | 21,9 | 82,2 |
| Coût d'achat/an (€) | 1,0 | 0,7 | 0,4 | 0,39 |
| Coût total/an (€) | 4,6 | 3,3 | 1,1 | 0,96 |
| Temps de retour sur investissement (an) | - | 0,8 | 1,5 | 8,0 |
| Economies sur la durée de vie (€) | - | 7,0 | 77,3 | 299,8 |
| Energie sauvée sur la durée de vie (kWh) | - | 40 | 480 | 1890 |
| kgC02 économisés (kgC02) | - | 20 | 240 | 945 |
| Puissance ampoule | 100 W | |||
| Type d'ampoule | Incand. | Halogène | Basse conso | LED |
| Puissance électrique (W) | 100 | 70 | 20 | 15 |
| Puissance lumineuse (lm) | 1200 | 1200 | 1350 | 1300 |
| Consommation/an (1h/j) (kWh) | 36,5 | 25,6 | 7,3 | 5,5 |
| Coût électricité/an (€) | 4,79 | 3,35 | 0,96 | 0,72 |
| Prix d'achat (€) | 3,3 | 4 | 8 | 37 |
| Durée de vie (h) | 1000 | 2000 | 8000 | 30000 |
| Durée de vie (an) | 2,7 | 5,5 | 21,9 | 82,2 |
| Coût d'achat/an (€) | 1,2 | 0,7 | 0,4 | 0,5 |
| Coût total/an (€) | 6,0 | 4,1 | 1,3 | 1,2 |
| Temps de retour sur investissement (an) | - | 0,4 | 1,0 | 7,0 |
| Economies sur la durée de vie (€) | - | 10,5 | 102,3 | 396,3 |
| Energie sauvée sur la durée de vie (kWh) | - | 60 | 640 | 2550 |
| kgC02 économisés (kgC02) | - | 30 | 320 | 1275 |
EDIT : Prix moyens modifiés le 01/12/12
La lampe à incandescence classique, la mauvaise élève
On peut le voir grâce à ce comparatif, toutes les types d'ampoules sont rentables comparés aux ampoules à incandescence classiques et ce pour toutes les puissances en dépit des coûts d'achat plus élevés. On peut voir également que les temps de retour sur investissement sont tout à fait correct (inférieurs à 10 ans, même pour les LED), même pour une utilisation d'une seule heure par jour. A noter que le comparatif a été réalisé avec des prix moyens et des performances minimum.
Choisir son ampoule
Vous l'avez compris, il existe de très nombreux modèles d'ampoule. Cependant, seuls quelques-uns sont déterminants et doivent être connus, si ceux-ci ne sont pas précisés, passez votre chemin.
Conclusion
Il est évident que les ampoules à incandescence et halogènes sont obsolètes vu les durées de vie des autres ampoules. Cependant, les LED ont toujours un coût élevé et n'arrive donc pas à contrer l'expansion des ampoules fluo-compactes (basse consommation) malgré leur résistance aux marches/arrêts et une durée de vie qui se comptent en dizaines d'années. Dans les deux cas, des risques pour la santé existent mais peuvent être évités en majorité dès l'achat.
Vivons-nous une simple crise passagère ou une profonde mutation du système ? Pour l’économiste René Passet, face à un pouvoir financier qui impose son tempo, les gouvernements font fausse route en raisonnant à court terme. Il n’est pas plus tendre avec les économistes, incapables d’analyser le monde autrement que par le prisme des marchés, un peu comme l’homme des cavernes ne concevait l’univers autrement que magique. Sa solution : une « bioéconomie », seul remède à la crise de civilisation. Entretien.
Notre manière de penser l’économie dépend de notre perception du monde. Et varie totalement en fonction des époques et du progrès technique. Dans votre dernier ouvrage, vous proposez de relire l’histoire économique à la lumière de ces mutations. Quelles sont les grandes étapes de cette longue histoire ?
René Passet : Ceux qui voient le monde comme une mécanique, une horloge, ne considèrent pas l’économie de la même façon que ceux qui le voient comme un système énergétique qui se dégrade. Les mêmes astronomes, armés des mêmes instruments, ne perçoivent pas les mêmes choses dans le ciel, avant et après Copernic. Quand l’homme n’a que ses sens pour comprendre le monde, l’univers lui apparaît mystérieux. C’est un univers qui chante, qui le nourrit, qui gronde aussi parfois. Des forces jaillissent de partout. Il pense que des êtres mystérieux et supérieurs le jugent, l’approuvent ou le punissent. Avant même le Néolithique, l’homme s’aperçoit que la plante dont il se nourrit pousse mieux dans les milieux humides. Ou que les déchets organiques favorisent la végétation. Il découvre ainsi les forces productives de la nature et les régularités du monde naturel. Cela va faire reculer les esprits, qui se réfugient sur les sommets des montages, comme l’Olympe. Les dieux succèdent aux esprits, le monde mythique au monde magique. La civilisation grecque marque le basculement de l’esprit vers la conceptualisation. Un tournant décisif, le début d’une réflexion sur la nature des choses, avec la philosophie, science première. On passe ensuite des dieux au pluriel à un dieu au singulier. L’activité économique est encore une activité pour le salut des âmes, dans la perspective chrétienne. Si vous ne voulez pas finir vos jours dans les lieux infernaux, il faut vivre selon les préceptes économiques des théologiens.
Peu à peu la rationalité l’emporte, et la science se laïcise. Pour Descartes et Newton, le monde fonctionne comme une horloge. C’est dans cette société « mécaniste », que naît l’école libérale classique. Au 18e siècle, Adam Smith, qui était aussi astronome (Auteur de l’ouvrage Histoire de l’astronomie), propose une théorie gravitationnelle de l’équilibre : le prix du marché gravite autour du « prix naturel », qui est le coût de production de l’objet, exactement comme les astres gravitent autour du soleil.
Avec la machine à vapeur apparaît une nouvelle représentation du monde...
En 1824, le physicien Sadi Carnot découvre les lois de la thermodynamique : le principe de conservation et le principe de dégradation. Imaginez un morceau de charbon. Il brûle, mais ne disparaît pas : tous ses éléments constitutifs se conservent, répandus dans l’univers. Et s’il a produit du mouvement, jamais plus il n’en produira, car il est désormais déstructuré, « dégradé ». A ce moment de l’histoire, on passe d’une représentation mécanique du monde à la société énergétique. Alors que chez Adam Smith, chez Newton, c’est l’équilibre – statique – qui compte, les lois de l’énergie sont des lois de probabilité. Quand on répand un gaz dans un volume, il va dans tous les sens, et le hasard fait qu’il se répand partout de manière homogène. Au niveau de l’individu, il n’y a pas de déterminisme apparent, mais au niveau des grands nombres, les mouvements se compensent : ce sont les lois de probabilité. On change de causalité, et d’univers : le monde est en mouvement, comme le montre aussi Darwin. Au même moment dans l’histoire économique, Marx et les socialistes se mettent à penser non pas en terme d’équilibre mais d’évolution.
Ce passage d’une représentation mécanique du monde à la société énergétique a-t-il un impact sur la vie des idées ?
Le mouvement des idées part alors dans trois directions. Avec Léon Walras, qui invente « l’équilibre général » des marchés, c’est la loi de conservation qui prime. La deuxième loi, celle de la dégradation entropique, amène à la théorie de l’autodestruction du système capitaliste, par Karl Marx. Au fil du temps, le système entropique et le système capitaliste suivent un même cheminement, ils se dégradent, se désorganisent. La loi de probabilité, on la retrouve chez Keynes (qui a écrit un traité des probabilités avant de se pencher sur l’économie). Sa théorie est celle de l’incertitude radicale : les acteurs économiques agissent dans un monde incertain, dont ils ont une connaissance imparfaite. Une vision à l’opposé des analyses classiques sur la rationalité des marchés.
Vient ensuite le temps de l’immatériel et de l’information...
La société énergétique, celle de la grande industrie, fonctionne par l’accumulation de capitaux et le développement du secteur financier et bancaire. La vraie rupture entre les classes sociales apparaît. La société s’organise hiérarchiquement. Au début des années 1970 deux événements vont marquer un tournant important : la première crise du pétrole et la sortie du microprocesseur Intel. L’informatique pour tous, et nous voici dans la société informationnelle (dans le sens de « donner une forme »). Dans cet univers, la force productive est l’esprit humain. Les modes d’organisation changent complètement. De l’entreprise au monde entier, l’économie est organisée en réseaux. Le monde se vit comme unité, en temps réel. On gomme le temps et l’espace.
Est-ce l’avènement de la financiarisation de l’économie ?
L’ordinateur nous a donné le moyen du contact immédiat et la logique financière nous pousse vers une économie de rendement immédiat. Avec la politique de libération des mouvements de capitaux dans le monde, on assiste à une concentration de capital, et à la naissance d’une puissance financière supérieure à celle des États. Avec des effets désastreux pour l’économie réelle. Un exemple ? L’entreprise pharmaceutique Sanofi gagne des sommes colossales, licencie pourtant ses chercheurs et n’invente plus rien, depuis que son PDG est issu du secteur de la finance. La finalité ? Produire du dividende et non plus du médicament. On relève la barre de rentabilité, on externalise la recherche et pour le reste, on dégraisse. Les chercheurs sont désespérés, ils ne font plus leur métier.
« L’humanité est en train de résoudre son problème économique », disait Keynes, envisageant un avenir prochain où l’homme pourrait travailler trois heures par jour, grâce à l’augmentation de la productivité. Nous en sommes très loin... Avons-nous raté quelque chose ?
A toute époque, le progrès technique a pour effet d’augmenter la productivité du travail humain. La productivité accroît la quantité de valeur ajoutée. Mais la façon dont celle-ci est partagée dépend du rapport de force dans la société. Dans la vision fordiste, les intérêts des salariés et des entrepreneurs sont convergents. Henry Ford le dit très bien : « Si vous voulez vendre vos bagnoles, payez vos ouvriers ». Progrès économique et progrès social vont alors de pair. Lorsque c’est le pouvoir de la finance qui domine, le dividende se nourrit de la ponction qu’il effectue sur les autres revenus. La logique ? Réduire l’Etat, les salaires, le nombre de salariés, les protections sociales. L’augmentation de la productivité a été compensée par cette logique de la rémunération des actionnaires. Keynes a raison ! Et la semaine de 32 heures est aujourd’hui un des moyens pour rétablir le plein emploi. Keynes évoque aussi les risques psychologiques de cette évolution. Pour la première fois depuis sa création, l’homme devra faire face à son problème véritable : comment employer sa liberté arrachée aux contraintes économiques ?
Vous expliquez comment nous avons successivement fait tomber les barrières, entre espace terrestre et céleste avec Galilée, entre l’homme et l’animal avec Darwin, entre conscience et rationalité avec Freud. Que pensez-vous de cette nouvelle convergence qui s’opère, entre le vivant et la machine, avec les biotechnologies, dont vous décrivez l’importance dans votre ouvrage ?
Je ne crois pas à la fin de l’histoire, mais à la fin de l’homme. Avec les nanotechnologies et le concept « d’homme augmenté », on prévoit d’introduire dans notre sang des robots qui vont nous réparer. Et nous ne saurons bientôt plus quelle est la part humaine et quelle est la part robotique en l’homme. Nous aurons dans le cerveau des puces avec de la mémoire. Est-ce que la puce va appartenir à l’homme, ou bien le modifier ? Lorsque je m’interrogerai, la réponse arrivera un peu plus vite. Mais est-ce vraiment moi qui répondrai, ou bien est-ce l’encyclopédie Universalis, à ma disposition dans mon cerveau ? Quelles seront les conséquences de tout cela ? L’homme se crée lui-même par les efforts qu’il fournit, en travaillant pour acquérir des connaissances, en transformant le monde, comme disaient Hegel ou Marx. S’il dispose de prothèses pour faire le travail à sa place, je crains que l’homme ne se diminue lui-même. Toute prothèse est atrophiante.
Vous n’êtes pas très optimiste…
Je suis très inquiet pour l’avenir de l’humain. J’ai peur qu’arrive, dans une humanité mécanisée, robotisée, un autre homme dont on ne saura plus très bien ce qu’il est. Le grand cybernéticien Alan Turing (1912-1954) a parié qu’aux environs de l’an 2000 on ne serait plus capable, dans une conversation téléphonique, de faire la différence entre un homme et un robot. C’est une autre limite, une autre frontière. Est-ce le sens de l’évolution ? Cela a-t-il une signification ? Je n’en sais rien.
Pouvons-nous maîtriser ces bifurcations de civilisation ?
Avons-nous maîtrisé les bifurcations précédentes ? Elles sont venues au fil de l’évolution, et nous les avons suivies. Nous ne les comprenons qu’après coup, et nous nous adaptons à une nouvelle normalité qui s’établit. Les gens les ont vécues comme la fin d’un monde, sans comprendre où allait le monde nouveau. Il faut prendre du recul pour voir qu’un autre monde est en train de naître. Nous vivons aujourd’hui une confusion entre crise et mutation. Nous mélangeons deux types de crises. L’évolution est faite de ruptures et de normalité. La crise dans la normalité, c’est lorsque dans le système établi apparaissent des dysfonctionnements qui nous éloignent de la norme. C’est la crise au sens propre du terme, conjoncturelle. Le problème est alors de revenir à la norme. Si le sous-emploi est conjoncturel, on va essayer de rétablir le plein-emploi dans les normes traditionnelles, avec les moyens traditionnels.
Les crises de mutation, c’est passer d’un système à un autre. Et c’est ce que nous vivons aujourd’hui. Ce n’est pas une crise économique, mais une crise du système néolibéral. C’est la logique même du système qui a provoqué la crise des subprimes en 2008. Notre vrai problème est aujourd’hui de réussir la mutation. Or nous avons chaussé les lunettes de la crise du court terme. Un exemple : rigueur ou relance ? Tous les gouvernements raisonnent dans une logique de court terme ! Le pouvoir financier impose sa vision du temps court. Cela fausse tout, nous raisonnons à partir d’une économie complètement tronquée.
Quelles en sont les conséquences ?
Dans le temps court, le salaire n’est qu’une charge pour les entreprises, et la protection sociale, une charge pour la société. L’impôt, c’est un prélèvement et rien d’autre. Si vous abordez le problème avec cette vision, cela vous amène forcément à la rigueur : il faut restreindre la dépense publique. Même si la crise ne vient pas de la dépense publique mais du secteur privé, en premier lieu des banques avec la crise des subprimes. Il faut comprimer les salaires, travailler plus pour gagner moins ! Le résultat ? Un cercle vicieux. Le second effet apparaît dans un temps plus long : le salaire, c’est le support d’un revenu qui alimente la dépense de consommation. L’impôt, c’est le support de la dépense publique. Il ne se perd pas dans les sables du désert ! Toute cette dimension nous manque. Les gouvernements sont piégés dans cette logique de court terme, alors que le vrai problème est celui de la réussite de la mutation.
« L’homme des cavernes pouvait difficilement – à la lumière de son expérience – se faire une conception de l’univers autre que magique », écrivez-vous. Alors que les marchés sont aujourd’hui présentés comme des oracles, ne serions-nous pas capables de faire mieux que l’homme des cavernes ?
Dans une vision à court terme, la tendance est de défendre les structures existantes. Avec de très bonnes intentions, on s’enferme dans des contradictions totales. Les gouvernements mènent une politique de réduction des dépenses énergétiques, et de l’autre côté, n’acceptent pas la diminution du nombre de raffineries, qui découle de cette politique. Le problème n’est pas que les salariés des raffineries restent raffineurs, mais de les employer dans de nouvelles structures, et de voir quelles sont les structures nécessaires à la poursuite de la mutation. En essayant de régler un problème de long terme avec des instruments de court terme, nous nous enfonçons de plus en plus dans la crise, à force de prendre des décisions à contre-sens. Au contraire, anticiper ces transitions, cette mutation, devrait pourtant inspirer non pas le discours des politiques, mais leur action. On se trompera forcément, mais par tâtonnement nous finirons par trouver la voie pour nous engager dans un cercle vertueux.
Vous définissez la science économique comme un « système de pensée nombriliste, clos sur lui-même, replié sur la contemplation inlassable des mêmes équilibres et des mêmes procédures d’optimisation ». De quelle science économique avons-nous besoin aujourd’hui ?
Lorsque j’ai publié mon livre L’économique et le vivant en 1979, les économistes m’ont dit : « Qu’est-ce que c’est que ce truc ? Ce n’est pas de l’économie. » Depuis, beaucoup ont compris l’importance de la transdisciplinarité. Confrontés aux mêmes réalités, chaque discipline interroge le monde sous un angle différent. La nature de mes questions me définit comme économiste. C’est le lieu d’où je questionne le monde, mais ce n’est pas une prison ! Si les chercheurs refusent de se hasarder dans les zones d’interférences, certains problèmes ne seront jamais abordés. C’est pourtant dans ces zones que se joue aujourd’hui la survie de l’humanité.
Comment recréer des espaces de réflexion interdisciplinaires ?
Il y a aujourd’hui des courants intéressants, comme celui des Économistes atterrés. On parle en ce moment de la reconstitution d’une structure qui ressemblerait à celle du Plan, avec une ambition de prospective. J’étais très favorable à la planification française, souple. Les objectifs des secteurs stratégiques – sidérurgie, transports, énergie,...– étaient définis au sein des Commissions du Plan, qui réunissaient des grands fonctionnaires, des intellectuels, mais aussi des syndicats ouvriers et patronaux. Une concertation sociale permanente. C’est ce qui nous manque le plus aujourd’hui. De cette rencontre sortaient des objectifs, ensuite arbitrés par l’État. On n’avait pas besoin de faire des grands discours sur la concertation, on la faisait !
Vous défendez le principe de bioéconomie. En quoi cela consiste-t-il ?
Ce n’est pas une nouvelle branche de l’économie : c’est l’économie qui doit se faire bio. La destruction de la biosphère menace actuellement l’humanité. Et si on détruit la biosphère, cela ne sert à rien de disserter sur le Plan et l’avenir de l’humanité : il n’y aura pas d’avenir, pas d’économie. Le monde est arrivé à ce moment où il atteint et dépasse la capacité de charge de la biosphère. Toutes les conventions sur lesquelles était fondée l’économie sont remises en cause. La nature était considérée comme inépuisable ? Elle devient un facteur rare que l’on épuise. Et c’est une des conventions fondatrices de l’économie qui disparaît. Quand on cherche la combinaison optimale de facteurs de production, ou de biens de consommation qui vont vous donner le maximum de satisfaction, on procède par substitution de biens. C’est la deuxième convention de base de l’économie : on optimise en substituant. Cela n’est plus vrai aujourd’hui : quand vous atteignez les limites de la biosphère, certaines ressources ne peuvent plus être augmentés. La substituabilité disparaît. Troisième convention : « Le plus est le mieux » – c’est en consommant davantage que l’on accroît le bien-être. Nous atteignons aussi la limite où ce n’est plus vrai. Le paradoxe d’Easterlin montre que dans les nations les plus riches le bien-être et le revenu ne vont plus de pair. Il arrive un moment où la relation s’inverse carrément.
Comment l’économie peut-elle intégrer la question de la reproduction des ressources et du vivant ?
L’économie est faite pour optimiser – ce n’est pas un vilain mot !. Cela veut dire tirer le maximum de résultats, de choses positives, de satisfaction, à partir des moyens limités dont nous disposons. Mais elle doit intégrer ces stratégies d’optimisation (de production et de consommation) dans les limites des mécanismes de reproduction du système. Par exemple les rythmes de reproduction des matières premières, des ressources renouvelables : « Voilà, on peut piocher dans les réserves jusque ce niveau, mais pas plus ». Ou des rythmes de prélèvement des ressources non renouvelables compatibles avec des perspectives de relève, de remplacement de ces ressources. L’économie retrouve alors sa vraie vocation : une science d’optimisation sous contrainte. Sans limites, il n’y a pas d’économie, car cela veut dire que l’on peut faire n’importe quoi !
Le système économique actuel peut-il s’adapter à cette contrainte ?
Certains économistes voudraient que l’économie soit une science qui prenne en compte toutes les contraintes, sauf celles de l’environnement ! Dans un système vivant, vous avez une finalité qui domine, c’est la finalité du système tout entier : maintenir et reproduire sa structure dans le temps, alors que les lois physiques, les lois d’entropie voudraient qu’il se désagrège. Cette finalité est supérieure à toutes les autres. Dans une horloge, vous avez une seule loi, du ressort à la mécanique entière. C’est très différent dans le vivant : on fait un saut dans le vivant, en passant de la molécule à la cellule, c’est une autre logique qui s’applique. Et la logique de l’organe est différente de la somme des logiques des cellules. La pensée n’est pas la somme des atomes du cerveau. En économie, c’est pareil. C’est le paradoxe de Condorcet : il faut un choix à un moment donné, la logique du tout n’est pas la somme des logiques particulières. On est loin de la « main invisible du marché » d’Adam Smith, qui transforme mécaniquement les intérêts individuels en intérêt général.
Vous parlez de « point critique », ce moment qui nous fait basculer dans un autre univers. Sommes-nous en train d’atteindre un tel point critique ?
Nous vivons une crise de civilisation, mais le dépérissement du système sera long, car trop d’intérêts sont en jeu. Pour l’univers de la finance, ce système n’est pas mauvais : quand tout va bien, il engrange les bénéfices, et quand tout va mal, la charge retombe sur la collectivité. La faillite d’un paradigme n’implique pas qu’il disparaisse immédiatement. Il faut qu’une théorie concurrente soit prête à prendre la place, comme le dit l’historien Thomas Kuhn. Le point critique, c’est lorsqu’un écart évolutif, au lieu d’être ramené vers la moyenne, bifurque de manière totalement imprévisible vers une nouvelle voie d’évolution.
Tout progrès est ambigu, à la fois chance et péril. C’est nous qui choisissons. Le progrès technique nous donne actuellement la possibilité de gagner plus, de vivre mieux, de travailler moins. Et comme nous avons libéré la cupidité des hommes, avec la libéralisation du secteur financier, ce sont les effets pervers qui l’emportent. Ce qui devrait être un instrument de libération des hommes devient un moyen d’asservissement. L’homme devient la variable d’ajustement de l’augmentation des dividendes. Tant qu’on n’aura pas tranché le nœud gordien du pouvoir de la finance, rien ne sera possible. Parce que le rapport de force agira toujours dans cette direction, et le côté pervers du progrès technique l’emportera toujours. Sous la pression des événements et des drames qui se multiplieront, serons-nous amenés à le faire à temps ? Sans cela, nous courrons à la catastrophe. Il faut continuer à alerter et à travailler dans ce sens.
Propos recueillis par Agnès Rousseaux
Source : www.bastamag.net
Un chimiste indien a inventé un purificateur d'eau constitué de nanoparticules d'argent, dont les performances pourraient révolutionner l'accès à l'eau potable pour des millions de personnes dans le monde.
Transformer de l'eau impropre à la consommation en eau parfaitement potable, en quantité suffisante pour subvenir aux besoins annuels d’une famille de cinq personnes, et ce grâce à un simple filtre purificateur, fonctionnant sans électricité, et coûtant à peine 2 euros ? La chose sera peut-être bientôt possible, grâce aux travaux menés par le chimiste indien Thalappil Pradeep, de l'Institut de Technologie Indien de Madras (Chennai, Inde).
En effet, Thalappil Pradeep et son équipe ont réussi à mettre au point un prototype de filtre purificateur d’eau, doté d'un matériau composite à base d'aluminium couplé à des nanoparticules d'argent, dont les performances se sont révélées particulièrement intéressantes. Et pour cause, puisque ce filtre purificateur a permis de filtrer efficacement 1500 litres d'une eau initialement impropre à la consommation, en produisant au final une eau parfaitement potable. Tout cela d'une seule traite, sans que ce filtre soit réactivé ou nettoyé au cours de la phase de filtration.
Cerise sur le gâteau, le dispositif inventé par Thalappil Pradeep ne nécessite pas la moindre alimentation électrique : un atout de poids, puisque un grand nombre des 900 millions de personnes dans le monde qui n’ont pas d’accès à l'eau potable… n'ont également pas accès à l'électricité.
Le filtre purificateur d'eau conçu par le chimiste indien permet de tuer les virus et les bactéries contenus dans l'eau, tout en neutralisant des composés chimiques toxiques tels que l'arsenic ou le plomb.
Comment fonctionne ce purificateur d'un point de vue chimique ? En fait, son efficacité réside dans le recours aux nanoparticules d'argent. En effet, pendant que l'eau coule à travers le filtre purificateur, les nanoparticules d'argent sont oxydées, et relâchent alors des ions, ce qui a pour effet d'annihiler virus et bactéries, et de neutraliser certaines substances toxiques comme le plomb et l'arsenic.
Il est à noter que le prototype de filtre purificateur d’eau fabriqué par Thalappil Pradeep est un petit dispositif, qui pèse 50 grammes. Thalappil Pradeep estime que pour proposer un dispositif véritablement opérationnel, il faudrait construire un filtre à eau un peu plus gros, pesant autour de 120 g. Un dispositif qui, selon ses calculs, ne coûterait que deux euros et permettrait en contrepartie de procurer de l'eau potable à une famille de cinq personnes durant une année.
Cette invention a été publiée le 6 mai 2013 dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), dans un article intitulé "Biopolymer-reinforced synthetic granular nanocomposites for affordable point-of-use water purification".
Si les travaux du chimiste indien Thalappil Pradeep sont à l'évidence extrêmement prometteurs, il faut toutefois rappeler que le recours aux nanoparticules pour le traitement de l'eau n'est pas récent. Ainsi, en 2006, des chercheurs de l'université Rice (États-Unis) avaient déjà mis au point un dispositif recourant à des nanoparticules de rouille, qui permettait d'éliminer l'arsenic contenu dans l'eau (lire « Nanorust et Arsenic » publié par la Rice University suite à cette découverte).
Plus généralement, le recours aux nanotechnologies pour le traitement de l'eau est un champ de recherche qui se développe beaucoup depuis quelques années. Plusieurs applications innovantes ont ainsi vu le jour, comme par exemple le recours aux nanoparticules d'oxyde de titane pour dissoudre les polluants. Pour des informations plus complètes à ce sujet, on se reportera à cet article du Réseau Sciences et Développement « Les nanotechnologies d'épuration de l'eau : Faits et chiffres », qui détaille les différentes applications des nanotechnologies en matière de traitement de l'eau.
Signalons toutefois l'existence d'une inconnue de taille : les possibles effets sur l'organisme humain des nanoparticules susceptibles de se retrouver dans l'eau issue de ce type de procédé. Un point important, sur lequel les scientifiques qui travaillent dans le domaine des nanotechnologies appliquées au traitement de l'eau réfléchissent depuis plusieurs années déjà (lire cet autre article de SciDev « Le traitement de l’eau à l’aide de la nanotechnologie nécessite la mise en place d’une technologie innovante »). Concernant plus précisément le filtre purificateur d'eau inventé par Thalappil Pradeep, si les auteurs de cette invention confirment que des nanoparticules d'argent sont bel et bien présentes dans l'eau obtenue au final, ils estiment toutefois que cette présence ne représente pas un danger pour la santé. Un point que des investigations complémentaires devront toutefois venir confirmer, avant d'espérer une mise sur le marché de cette technologie.
Source : www.journaldelascience.fr
Organisé à Gijón (Espagne), du 13 au 16 mai 2013, par la Société Internationale de Bioéthique (SIBI), le 8e Congrès mondial de bioéthique explorera les dimensions principales d’une conception universelle de la bioéthique et comptera parmi ses principaux intervenants la Sous-Directrice générale de l’UNESCO pour les sciences sociales et humaines, ainsi que le Président du Comité international de bioéthique.
Placée sous la Présidence d’honneur de leurs Majestés le Roi et la Reine d’Espagne, ce congrès mondial rassemblera des dizaines d’experts, scientifiques, chercheurs et professeurs dans des domaines liés à la bioéthique, venus de toutes les régions du monde.
Durant quatre jours, les participants échangeront leurs points de vue sur de nombreux sujets, tels que l’universalité des débats bioéthiques, les limites au développement et à la production d’armes biologiques, les incidences mondiales de la Déclaration universelle sur la bioéthique et les droits de l'Homme adoptée par l'UNESCO 2005, ou encore les questions de bioéthique en regard de la fragilité des frontières.
Ils débattront également de la réflexion sur la bioéthique dans le contexte européen, de l'éthique de la science et des technologies pour le développement, et de beaucoup d'autres questions cruciales liées directement ou indirectement à notre vie quotidienne.
Au cours de la cérémonie d’inauguration de ce 8e Congrès mondial de bioéthique, la parole sera donnée à Mme Pilar Alvarez-Laso, Sous-Directrice générale de l’UNESCO pour les sciences sociales et humaines, tandis que la responsable du programme de bioéthique de l’Organisation, Mme Dafna Feinholz, sera l’un des principaux intervenants de la session de clôture.
En cette année 2013 qui marque le 20e anniversaire du programme de l’UNESCO pour la bioéthique et la création du Comité international de bioéthique (CIB), chacune d’entre elles devrait rappeler que la recherche scientifique et les avancées qu’elle engendre peuvent constituer un moteur essentiel du développement, mais que si la perspective éthique n’est pas prise en compte en même temps que les considérations épistémologiques et méthodologiques, elle risque de conduire non seulement à des abus en matière de droits humains, mais également à un développement économique et social inégalitaire entre pays, et au sein des pays eux-mêmes.
Plusieurs membres du Comité international de bioéthique de l’UNESCO (CIB), dont certains sont également membres du Comité scientifique du SIBI, participeront également au Congrès tels le Professeur Stefano Semplici, actuel Président du CIB, et le Professeur Volnei Garrafa, membre du CIB.
Details
| Type d'événement | Réunion d'Etat membre ou d'Institutions |
| Début | 13-05-2013 9:00 heure locale |
| Fin | 16-05-2013 20:00 heure locale |
| Point focal | Feinholz, Dafna |
| Organisateur |
International Society of Bioethics (SIBI) |
| Contact | Dafna Feinholz,
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tél: +33 1 45 68 49 94 |
| Pays | Espagne |
| Ville | Gijon |
| Lieu | Conference Hall, Fairground Luis Adaro |
| Langue de l'événement | English, Spanish |
| Site Officiel | Programme du 8e Congrès mondial de bioéthique |
| Lien 1 | Programme Bioéthique de l’UNESCO |
| Lien 2 | Comité scientifique de SIBI |
Source : www.unesco.org
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